Massif du Tanneron : le mimosa, son tourisme, son marché et sa fête

La période du mimosa touche à sa fin sur la Côte d’Azur mais il a embaumé et fleuri de Menton à Mandelieu la Napoule tout le mois de février en plein cœur des fêtes et carnaval. Ce trésor jaune, que l’on retrouve principalement dans le massif du Tanneron et dont de nombreuses randonnées lui sont dédiées, certains en ont fait un métier, une vie, et c’est le cas de Stéphane Raynaud de Riviera Mimosa, dont la famille ramasse cet or jaune depuis 4 générations !

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Riviera Mimosa : du massif du Tanneron à Roquebrune

Avec plus de 12 hectares de plantations entre Pégomas, Roquebrune et Berre les Alpes, Stéphane Raynaud, est l’un des principaux et l’un des derniers mimosistes sur la Côte d’Azur. Chaque année, ce sont plus de 25 à 30 tonnes de mimosa qui sont ramassés pour être ensuite, envoyées en bouquets aux grossistes pour fleurir sur les étals des marchés ou chez les fleuristes. Mais en fin de floraison et en période de Carnaval de Nice, le mimosa de Stéphane termine sa course sur les chars lors des batailles de fleurs.

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Une période intense pour ce mimosiste de père en fils, qui après ses études a choisi la voie de la nature en reprenant l’entreprise familiale.

Comme son père avant lui, de novembre à Mars, il répète les mêmes gestes, pour tailler le mimosa sur ses plantations dans le Massif du Tanneron, à Roquebrune ou à Berre les Alpes. Si le ramassage des fleurs de cet acacia originaire d’Australie, requiert un travail important durant cette période, le reste de l’année, le mimosa n’a besoin de rien ou très peu. « C’est bio le mimosa ! » nous dit Stéphane – « de l’eau, de la chaleur et pas trop de vent et c’est tout » certifie-t-il.

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Mais durant cette période intense, où il faut ramasser le mimosa, le tailler, le mettre en bouquet, dans son atelier à Pégomas, les petites mains ne chôment pas !

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Une fois récolté dans les collines, le mimosa est trié à la main puis les branches sont pesées avant de rentrer dans une drôle de machine qui les noue en bouquet.

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Ici, à l’atelier, le mimosa est bichonné dès les premiers bourgeons. Pour l’aider à fleurir, on le couche dans une arrière-salle sous une couverture et avec beaucoup d’eau. Secret transmis de père en fils pour être les premiers à admirer ces fleurs ensoleillées !

Un savoir-faire unique, que Stéphane souhaite transmettre aujourd’hui au public. Inspiré par d’autres métiers de la terre, boosté par l’intérêt du mimosa bien au-delà du massif du tanneron et des frontières Azuréennes, il souhaite désormais se lancer dans l’agrotourisme.

Pour cette fin de saison du mimosa, il a déjà transformé une partie de son établissement en boutique où l’on retrouve des produits régionaux à base de mimosa comme la confiture de mimosa de la maison Herbin de Menton.

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Mais pour découvrir les trésors du mimosa, désormais il faudra patienter jusqu’à l’automne, puisque Riviera Mimosa travaille à l’ouverture de son site internet où l’on pourra découvrir un bouquet de prestations proposées par le mimosiste.

Le mimosa sur la Côte d’Azur : prémices à l’été

Sur 130 km, une route lui est même dédiée ! De Bormes les Mimosas, jusqu’à Grasse, de janvier à Mars, nombreux sont les afficionados de cette petite fleur jaune qui colore les paysages, à venir flâner sur la Côte d’Azur pour admirer ces trésors de la nature.

Planté à la fin du 19ème siècle à Cannes le mimosa a su s’acclimater aux températures clémentes de la Côte d’Azur. Très prolifique, d’année en année, il s’est épanoui sur les collines de Mandelieu, dans le massif du Tanneron et jusqu’à la Croix des Gardes.

Mais pour emprunter cette route touristique qui lui est consacrée, il faut débuter l’aventure à Bormes les mimosas, le km zéro, où l’on retrouve plus de 90 espèces de mimosa au cœur de la collection nationale de mimosa de France à Bormes. Puis, de villes en villages fleuris de cet or jaune, on termine par Grasse, capitale mondiale du parfum, où l’on capture toute l’essence du mimosa et son parfum si caractéristique.

Dans les Alpes-Maritimes, les randonnées, comme le circuit du grand Duc à Mandelieu, permettent d’admirer les massifs colorés du mimosa. Puis, en février, il se retrouve à chaque corso ou bataille de fleurs, à Nice mais aussi dans les villages.

Vous arrivez trop tard pour le mimosa ? Consolez-vous, le printemps arrive !

Au revoir Mimosa, à l’année prochaine !

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