Samedi. Un temps estival pour cette mi-avril. Il est 13h30. Sur le port de Saint-Jean Cap Ferrat, quelques promeneurs se baladent, d’autres déjeunent au soleil à la cabane de l’écailler… Et puis, l’instant d’après, comme sorti de nulle part, un petit bateau s’approche le long du quai. A son bord, Arnaud, le dernier pêcheur de Saint-Jean Cap Ferrat. A son arrivée, badauds et clients, smartphones au point, s’empressent de l’accueillir pour découvrir, émerveillés, la pêche du jour…

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Saint-Jean Cap Ferrat, 5 générations de pêcheurs

Séparé de Villefranche sur mer en 1904, d’abord dénommé Saint Jean sur mer, c’est en 1907, que le hameau devient village à part entière et épouse son nom définitif : Saint-Jean Cap Ferrat. Mais avant  de devenir ce lieu de villégiature privilégié tel qu’on le connaît, Saint-Jean était un petit village de pêcheurs dont la principale richesse était les ressources de la mer. Ces « mangia pei » en Niçois (mangeurs de poissons) comme on les appelait n’existent plus aujourd’hui à l’exception d’un  seul : Arnaud.

Arnaud

Chaque jour, été comme hiver, Arnaud longe les côtes vers la pointe de Saint-Jean pour pêcher mérous, daurades royales, langoustes ou espadons. Il avoue volontiers que c’est de plus en plus difficile avec le nombre de bateaux qui viennent fragiliser les fonds marins.

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Avant lui, son père. Et encore avant, Charles né en 1932, ou Joseph né en 1908. Au total, une lignée de 5 générations de pêcheurs. En 1950, ils étaient une cinquantaine à se partager les eaux de la presqu’île à la recherche de maquereaux, de daurades ou encore de bars. Une pêche côtière qui faisait vivre des familles entières entre les métiers de fabricants de nasse, les ramendeuses (celles qui réparaient les filets) et les vendeuses qui proposaient les poissons sur les étals du marché de Saint-Roch à Nice.

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Aujourd’hui tous ces métiers ont disparus… mais aussi les clients ! Car si Arnaud a repris les rênes du métier familial il y a 10 ans, il est le seul pêcheur professionnel à Saint-Jean Cap Ferrat et sa pêche quotidienne ne suffit plus à fournir les marchés environnants. Alors, si Arnaud a, au final, “le monopole” des poissons qui s’aventurent en eaux Saint-Jeannoises, il n’a gardé qu’un seul client, à deux enjambées de quai sur le port de Saint-Jean Cap Ferrat : la cabane de l’Ecailler.

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Ce samedi-là, Arnaud est parti tard : 5h du matin. Alors, quand la brigade de cuisine de la cabane de l’écailler vient chercher les poissons, la pêche est maigre : quelques loups, une araignée de mer, une langouste. Mais, quelques jours avant, c’est un espadon qui a « posé » dans les bras de l’équipe pour la photo !

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Un spectacle qui, au gré des passages d’Arnaud, enchante chaque fois les amoureux des produits de la mer, petits et grands !

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De la pêche à l’assiette

Pour réceptionner cette manne de la mer, c’est Olivier, le gérant de la Cabane de l’Ecailler, qui, invariablement, scrute le butin d’Arnaud avec bienveillance et attention. Bienveillance et attention qu’il exige aussi en cuisine puisqu’ici, à la cabane de l’écailler, la recette est simple mais intraitable : sublimer les produits de la mer, rendus d’exception par leur fraîcheur et leur lieu de pêche à quelques brasses de là.

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Ainsi, sur le port de Saint-Jean Cap Ferrat, Olivier propose à sa clientèle internationale, de déguster poissons sauvages, huîtres et crustacés toute la journée durant, non-stop de 9h à 23h dès les beaux jours venus, à emporter ou à déguster sur place dans ce cadre enchanteur, baigné de mer et apaisant.

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Mais outre les poissons d’Arnaud, qui sont présentés sur plateau, cuits au four, à la plancha ou en croûte de sel, comme les autres établissements du groupe, la spécialité de la cabane de l’écailler est bien les plateaux de fruits de mer majestueux où coquillages et crustacés se dévorent des yeux avant d’en apprécier leur saveur iodée.

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A l’heure du déjeuner, comme à Cannes ou à Cagnes sur mer, le chef propose une formule quotidienne, réalisée avec les mêmes exigences que les autres mets et dont les plats changent au gré du marché et selon l’inspiration du chef : 19 € entrée + plat ou plat + dessert et 24 € la formule complète.

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plat

Le tout, midi et soir, servi par une équipe copieusement accueillante et dévouée au bien-être d’une clientèle fidèle dès que l’on s’est posé une fois, ici, à la Cabane de l’écailler Saint Jean Cap Ferrat.

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AblaCarolyn

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