Dans mon kilomètre : Le boulevard du midi jean Hibert

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Ablacarolyn
Journaliste de l'à peu près – jamais sans mes talons de 12 – vous n'auriez pas vu un macaron quelque part ?

Nouveau rendez-vous spécial confinement saison 2 dédié au tourisme par procuration. Car oui, si nous sommes parés en produits essentiels et non essentiels, un peu d’évasion hors de la maison, même pour une heure, est salutaire pour le corps et l’esprit. Au gré de nos humeurs, changeantes dans cette période inédite, nous vous racontons, à la première personne, notre vie de quartier, nos balades dans notre kilomètre autorisé, notre état d’esprit et nos souvenirs, de ce kilomètre lorsque la vie grouillait, il y a encore quelques jours…

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Dans mon kilomètre, il y a la mer

Je m’appelle Carolyn et je vis à Cannes. Voilà à quoi ressemble la vie d’une (re) confinée.

C’est ce que je vais tenter de vous montrer à travers ce nouveau rendez-vous : le périmètre de mon kilomètre. Pas tous les jours non. Sinon on risque de tourner en rond ! Je n’ai pas encore trouvé comment partager avec vous ce qui m’entoure. Moi qui aime raconter des histoires, et faire découvrir la côte d’azur ici, pourtant c’est comme sur mon blog () que j’ai préféré partager avec vous mes découvertes quotidiennes.

Car oui, même si ce kilomètre je le connais par cœur, enfin presque, j’apprends encore à le découvrir. Une façade que je ne connaissais pas, une rue que j’emprunte chaque jour et dont je ne me souviens plus du nom, une histoire, une fleur, un paysage, une odeur…

Et puis je me dis, que j’ai cette chance d’être dans un kilomètre au bord de la mer. Alors forcément, dans cette période où la solidarité est de mise, je me dis, que, peut-être mon kilomètre peut vous faire rêver, vous aider à vous évader par procuration mais aussi vous donner envie de le visiter, un jour, lorsque le confinement ne sera plus qu’un mauvais souvenir…

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A 1 passage piéton sur le boulevard Jean Hibert

Dans mon kilomètre, il y a la mer. Enfin, presque. 1 km et le passage piéton à traverser. Si je respecte à la lettre mon attestation, je ne peux pas plonger mes orteils dans le sable. Je me suis octroyée ce droit aujourd’hui : traverser. Presque comme une hors la loi, j’ai couru jusqu’à la plage en traversant ce boulevard que j’aime tant, le boulevard du midi. D’ailleurs, je ne sais plus bien son nom. Boulevard du midi, boulevard jean Hibert ? Les deux visiblement. Puisque le boulevard du midi s’étend de Cannes la Bocca où il se nomme Louise Moreau jusqu’à Cannes.

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Dans mon périmètre du boulevard du midi, il y a le square Mistral. Ce confinement saison 2 il est ouvert et quelques enfants jouent. Ça met un peu de baume au cœur de voir un peu de vie.

Mais en traversant, là, c’est plus la même musique. Sur le boulevard Jean Hibert, toutes les plages sont fermées. Les restaurants et les bars, aussi. Je me souviens de cette vie grouillante dès les beaux jours. Le chapelet de plages, une alternance de plages privées et publiques qui cohabitent joyeusement, où l’on chille du matin au soir comme à l’Alba ou à Belle plage. Ou à la 16 aussi, la plage où l’on pratique le beach volley.

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De l’autre côté du boulevard, des restaurants et des bars où l’on s’installe en terrasse à l’Italian Caffé qui fait l’angle ou au Madrigal pour lire son Nice Matin et boire son café. Là, aujourd’hui, rien. Plus un kiosque bleuté pour acheter un pan bagnat ou une glace, plus un transat, rien. Plus un bateau, plus d’enfants qui jouent dans l’eau, plus de verres qui trinquent au coucher du soleil. Plus un vélo.

J’entends déjà l’été me dire « mes nuits sont plus belles que vos jours », car, encore cet été, sur ce boulevard, que je foule aujourd’hui presque seule au monde, il y avait foule justement !

Les nocturnes Cannoises, animaient chaque semaine ce boulevard à flanc de Méditerranée. Un marché nocturne artisanal où l’on pouvait, presque collé-serré, en famille, en touriste, faire du shopping avec insouciance, une glace à la main.

Ce matin d’automne sur le boulevard Jean Hibert, c’est calme. Morose aussi, il ne fait pas beau. Les passants ? Je peux les compter sur les doigts de la main. Un joggeur, une vieille dame sur un banc au regard triste. Et moi, avec mon chien, comme quelques autres, sur la plage.

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Peut-on vraiment se balader sur la plage avec son chien ? On ne sait plus. Je rencontre un peu de vie, en traversant l’une des plages privées, dépouillée de ses équipements estivaux.

« Je peux me balader sur la plage, vous pensez ? » on me répond que oui, enfin peut-être, il y en a qui le font.

C’est la nouveauté de ce confinement saison 2 : le doute. Sur tout. Enfin, c’est ce que je ressens. Alors, comme quelques autres, je prends le risque. Le risque fou de m’assoir sur une marche face à la mer. Comment s’assoir est devenu un risque d’être verbalisé ? Dois-je bouger ? Puis-je rester statique ? Oui, le doute est partout. Je me demande même si respirer m’est permis.

C’est triste de voir cette plage si vide. Mais en même temps, ça fait du bien de n’avoir qu’à entendre, le clapotis incessant des vagues. J’enlève mon masque ou plutôt je l’arrache.

Et puis j’emplis mes poumons de cet air marin comme si c’était la première fois que je respirais. Une heure c’est si peu dans une journée.

Et puis je reste là, à observer l’Estérel qui se cache aujourd’hui sous une épaisse couche de nuages comme les îles de Lérins à ma gauche.

Même les mouettes ont foutu le camp. Il n’y a que le sable, l’eau, mon chien et moi.

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L’heure tourne et sur le boulevard Jean Hibert rien ne bouge. Alors, je prends le chemin du retour. Sur la route, il y a le Suquet. Vous connaissez ? Bien sûr, que je vais vous le raconter. Il fait partie de mon kilomètre. Là, dans une petite ruelle, je tombe sur un restaurateur qui vient d’ouvrir il y a 2 jours. En plein confinement ! Une naissance, même d’un petit resto qui fait de la vente à emporter, ça fait vraiment du bien au moral ! Je repars avec le sourire. Et bien sûr, je vous en parle très vite, ici, sur Riviera. Et vous, il ressemble à quoi votre kilomètre ?

Carolyn

 

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